"Bien, bien, bien... 1 seul appel depuis 19h c'est tout de même très calme"
On est vendredi. Mardi soir, Z. m'attendait à l'entrée (du foyer étudiant ou nous logeons tous les 2) lorsque je suis rentré du lycée(je suis en BTS compta). Comme de bien entendu, on est passé d'abord à ma chambre. J'ai regardé 3min les cours d'informatique(trop facile ;-) ) et puis on est ressorti pour ramener une cassette à Fanny(copine commune du foyer). Seulement elle n'était pas là du coup on est passé chez lui, j'ai pianoté un peu sur son synthé (il n'est pas plus doué que moi: il sait juste comme moi jouer à l'oreille d'1 seule main). Puis à 21h15 il m'a raccompagné car il allait passé voir Tof(un autre pote du foyer) au passage. Je précise au passage qu'il m'avait signalé n'avoir pas dormi de la nuit précédente(sans m'en préciser la cause) et qu'il s'attendait à réitérer l'exploit :-\.
On est passé à ma chambre récupérer la K7 pour Fanny, il l'avait croisé et cette fois-ci elle nous attendait plus ou moins. Elle semblait avoir la pèche, elle a apprécié la K7, on a discuté 1/4 d'h mais on ne s'est pas attardé car elle avait un boulot monstre(prépa médecine ça rigolait pas). Le point à retenir de la conversation: elle a fait la gaffe de me demander pourquoi il ne se passait toujours rien avec Z. Du coup quand on est allé chez lui, mon moral jusque là excellent, s'était bien dégradé chargé de doutes(Est-ce que je lui donne as trop d'espoirs à traîner ainsi avec lui alors que je ne compte absolument pas m'engager sérieusement?). Bien sur Z s'en est rendu compte et m'a demandé ce qu'il se passait et moi comme une con je lui ai répondu en insistant bien sur la conclusion qu'il n'était toujours pas question que l'on sorte ensemble.
Sur le coups, il a eu l'air d'encaisser. Seulement après m'avoir raccompagné à ma porte et que je me sois couché, qui est-ce qui frappe? Z. ! Il m'annonce que finalement il va peut-être bien s'engager dans la légion étrangère. (il m'avait déjà raconté son enrôlement anticipé à 17 ans, ses bons moments, sa fierté d'avoir fait parti des commando de marines mais aussi son départ après un problème avec sa hiérarchie). Si il voulait s'engager s'est qu'il ne savait plus quoi faire d'autre de sa peau puisque je ne voulais pas de lui. Vu que j'étais déjà un peu fatigué, les larmes me sont montées rapidement. Il s'en est voulu, ça l'a mis encore un peu plus sur les nerfs alors qu'il était déjà électrique. (La situation était vraiment pas évidente à gérer, il était hors de question que je cède sous la menace, et ça me faisait encore plus flipper quand au fait que je ne pouvais pas prendre les choses à la légère avec lui).
J'ai fini par le convaincre que nous n'étions ni l'un ni l'autre en état de réfléchir posément à tout ça, qu'on trouverait une solution à son problème mais que la légion n'était pas sa seule alternative. Et je lui ai accordé d'aller avec lui le lendemain à la soirée patinoire organisé par notre foyer. Tout cela ne m'a pas empêché de bien dormir jusqu'à 6h, un peu tôt mais nettement mieux que la nuit de Z. qui s'avéra être encore bien longue à ce qu'il me dit le lendemain.
Jeudi soir donc, je rentre du Lycée à 17h30. Z. m'attends dans le hall comme ces derniers jours, on va se poser un peu dans ma chambre, en attendant qu'il soit l'heure de partir. Au moment de quitter le foyer on croise Fanny qui espère toujours que les choses vont évoluer mais je la refroidi rapidement.
Vers 22h j'avais eu ma dose et commençait à fatiguer, on a pris le chemin du retour. Le parc juste à coté de la patinoire était ouvert et les allées et le plan d'eau étaient éclairés alors on a fait un détour par là malgré le froid. A cette heure là, il n'y avait pas un chat et avec l'éclairage c'était vraiment joli. Du coups on a même profité que c'était désert pour grimper sur la "toile d’araignée" pour les enfants(je suis presque sur que c'est le fait qu'il m'accompagne dans ce "délire" qui a sérieusement fait basculer la balance à son avantage). Je serais volontiers resté plus longtemps mais en plus du froid l'humidité commençait à tomber.
